La famille Aimé ne ressemble à aucune autre famille. A priori. Car, à bien y regarder, il y a un peu de chacun de nous chez les Aimés. La mère, tout
d’abord, avec qui tout commence, et avec qui tout termine. Cette mère de cinq enfants qui par souci d’équité a choisi de tous les appeler « Aimé ». Autant d’amour énoncé cache nécessairement
des carences affectives. Et puis le père ! Fuyant comme souvent les pères de familles torturées, qui se noie dans la pêche, loisir familial, et qui ne comprend décidément rien ni à sa femme ni
à ses enfants. Parlons-en des enfants ! Ils se démènent tant mal que moyennement bien dans cet univers qui frise l’absurde mais garde les pieds sur terre. La grande veut jouer sa vie de femme
sur une scène. La deuxième se cherche un destin à elle. Le garçon sent bien qu’il a un rôle majeur à jouer, mais lequel ? La quatrième souffre de lucidité. Et la petite dernière, voyant le
chaos alentour, se dit qu’il serait préférable de ne pas grandir. Le tout rythmé par une succession de monologues qui nous questionne sur l’importance de communiquer en famille. S’il y en a qui
en doutaient encore, la famille Aimé aura raison de leur sceptiscisme !
Une création de la compagnie Antagonie, d'après le roman de Nicole Sigal.
Avec : Pélagie Sanchez, Eric Bertrand, Christophe Morillon, Suzanne Llabador, Sarah Dreyfus, Natacha
Milosevic, Virginie Sarrazin.